Faire du vélo pour surmonter le handicap

Dimanche 2 septembre, dans le cadre de l’exposition « De la roue à la bicyclette », des personnes en situation de handicap ont témoigné comment la pratique du vélo leur a permis de surmonter leur déficience physique.

 

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Deux malvoyants , Yves Wansi et Nicolas Linder, ont présenté l’association « Vue d’ensemble ». Créée par de jeunes déficients visuels, cette association a pour objectif de militer contre la sédentarisation des déficients visuels. Son concept est de « mélanger malvoyants, non-voyants et voyants de tous les âges, de tous les horizons, seuls ou en famille, afin de partager la diversité de nos regards ». Mais c’est surtout l’exemple de Gérard Muller qu’ils ont tenu à mettre en exergue. Cet ancien pharmacien de Merkwiller-Pechelbronn qui a perdu la vue à l’âge de 50 ans suite à une rétinite pigmentaire aurait dû être présent à la Maison rurale, mais à cause du décès récent de son épouse, il n’a pas pu venir. Malgré son handicap, ce non voyant a accompli de nombreux exploits sportifs tel le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, une marche de deux mois et demi réalisée en 2011 à l’aide d’un GPS monté sur sa canne blanche. Mais c’est à bicyclette, en tandem, une machine très bien adaptée à son handicap, que cet homme particulièrement courageux a accompli ses plus grands exploits, entre autres un Paris-Pékin (12 000 km) en 2008 et un Pékin-Londres (14 000 km) en 2012.

« Une véritable thérapie »

C’était ensuite au tour de Cédric Belenfant, de Soultz-sous-Forêt, de se présenter. Suite à un accident de la route à moto en 2005 (il avait alors 28 ans), il est atteint d’hémiparésie, un déficit partiel de la force musculaire touchant la moitié gauche de son corps. « Mon bras gauche est totalement paralysé et ma jambe gauche n’a que 8 % de sa force musculaire. Pour moi qui n’avais jamais fait de vélo avant l’accident, cet exercice est devenu une véritable thérapie, tant physique que mentale, explique-t-il. Lorsque je suis à vélo, je me sens bien, je n’ai pas de douleurs ! » Sur une bicyclette adaptée à son handicap, l’homme de 41 ans parcourt entre 5 000 et 6 000 km par an. Son bras gauche paralysé étant fixé au guidon, c’est avec le seul bras droit qu’il change de vitesses, actionne les freins et la selle télescopique qui lui permet de mettre les pieds au sol à l’arrêt. Un petit film vidéo a permis de le voir à l’œuvre sur les pentes du Soultzerkopf. « J’ai également fait le mont Ventoux et cela sans pouvoir tirer sur mes bras ! », ajoute-t-il. Les connaisseurs apprécieront !

1 000 km par an

Didier, un autre handicapé, a lui aussi apporté son témoignage. Ce sportif accompli haguenovien a été amputé de la jambe gauche suite à une rupture d’anévrisme en 2014. Avant son accident vasculaire, il pratiquait le tennis, le basket et le vélo. Aujourd’hui il ne fait plus que du vélo. Sur sa machine à trois roues avec assistance électrique, il parcourt 1 000 km par an.

Au fond de la cour, un autre cycliste s’était installé. Etienne Letscher, ancien coureur régional de la Pédale de l’Est, est aujourd’hui dirigeant de club et mécanicien amateur. Assis derrière un petit atelier improvisé, il a fait une démonstration de rayonnage d’une roue, une opération technique délicate réservée aux cyclistes expérimentés.

DIMANCHE 9 SEPTEMBRE, un cycliste racontera ses aventures lors de son pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

 

Extrait DNA du 07/09/2018

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